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La santé commence dans la bouche

Un beau sourire ne se limite pas à l’esthétique. Derrière les dents se cache une part essentielle de notre santé. Si l’idée vous semble exagérée, prenez le temps de lire ce qui suit : cela pourrait changer la manière dont vous voyez votre bouche… et votre corps.

Depuis dix ans, les recherches sur le microbiote ont explosé. Elles révèlent qu’une partie de nos maladies chroniques pourrait bien trouver son origine dans la sphère buccale.


La bouche : une porte d’entrée critique


Parler, manger, boire, respirer, saliver : tout passe par la bouche. Mais elle est aussi une interface fragile, en contact permanent avec l’extérieur : bactéries, virus, toxiques, poussières, tout y transite chaque jour.

Or malgré son importance elle est souvent négligée. Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

  • 45 % des enfants de 12 ans ont déjà des caries,

  • plus de 75 % des adultes en souffrent,

  • 76 % des Français présentent des saignements au brossage (signe de gingivite),

  • 20 à 50 % développent une parodontite, avec 15 % de formes sévères.

Ces atteintes locales sont loin d’être anodines : elles reflètent un microbiote buccal déséquilibré, capable de diffuser dans tout l’organisme.


Le microbiote buccal : pour le meilleur ou pour le pire


Le microbiote, c’est cet écosystème de bactéries, levures, virus et phages qui vit sous forme de biofilm, une couche protectrice et résistante. Il en existe plusieurs : bouche, sinus, estomac, intestin… et chacun peut influencer des tissus distants.

Un microbiote buccal équilibré contribue à la santé. Certaines bactéries transforment par exemple les nitrates des légumes en nitrites, permettant la synthèse d’oxyde nitrique (NO). Or, la moitié du NO produit par le corps dépend de cette étape. Le NO est essentiel : il dilate les vaisseaux, améliore la circulation, protège contre les biofilms et possède des propriétés antivirales et antifongiques. Il permet aussi la relaxation des sphincters et la bonne vidange de l’estomac ! Une flore pauvre amène à un déficit en NO et induit un blocage de la vidange gastrique, une dysbiose avec production d’acetate voir de céramide (acide gras à longue chaine) pouvant aboutir à une accumulation, une prise de poids et un syndrome métabolique.



À l’inverse, un microbiote altéré devient destructeur. Certaines bactéries se nourrissent de sucre, de sang ou de déchets et sécrètent des enzymes capables de découper nos tissus. Mal brossées, les dents accumulent le tartre, terrain idéal pour ces germes agressifs. Caries, gingivites, puis parodontites s’installent, et les bactéries gagnent d’autres territoires, par déglutition ou via le sang.




Les principaux coupables


La flore buccale s’organise par couches successives. Certaines espèces, inoffensives seules, servent de support à des bactéries bien plus pathogènes. Parmi elles :


Porphyromonas gingivalis : impliquée dans les caries et la parodontite, associée à la maladie d’Alzheimer et à certaines polyarthrites.


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